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Exploiter l’énergie solaire avec un impact environnemental minimum

23/09/2019 Zoom sur

Lorsqu’on décide de se tourner vers les énergies vertes, comparer l’impact environnemental des technologies est crucial pour s’orienter vers les meilleures disponibles actuellement sur le marché. Pour cela, l’intégralité du cycle de vie du produit doit être pris en considération. D’abord, il est nécessaire de mesurer l’empreinte carbone produite au moment de la conception et en situation d’usage. Ensuite, il faut aussi calculer le bilan énergétique de la technologie. Pour y arriver, il faut connaître le niveau d’énergie consommée en production et en fin de vie et la comparer ensuite à l’énergie produite tout au long de son utilisation. Enfin, une évaluation complète du produit doit aussi tenir compte des matières entrant dans sa composition et de sa recyclabilité.

Limitez votre impact écologique en choisissant l’OPV

La technologie photovoltaïque organique a des atouts particulièrement éloquents en terme environnemental. Pour commencer, elle utilise un très faible volume de matières premières. Sa formulation à base de polymères organiques est enduite en couches très fines sur des films minces. De plus, sa production est peu énergivore comparée aux technologies à base de silicium qui doivent être transformées à des températures très élevées. C’est le cas en particulier des films ASCA® issus d’un process réellement très bas carbone sans terres rares grâce aux savoir-faire uniques du groupe ARMOR. Enfin, les films organiques ne contiennent aucun dérivé chloré ou fluoré, réduisant ainsi le risque d’être toxique ou cancérigène.

« Le Saviez-vous ? »

Un panneau solaire est composé de verre, d’aluminium, de plastique, de silicium et de conducteurs électriques. Des filières de tri et de recyclage de ces différents composants sont apparues ces dernières années pour limiter heureusement la pollution provoquée par ces panneaux lorsqu’ils arrivent en fin de vie. En ce qui concerne les films photovoltaïques ASCA®, leur traitement en fin de vie a été anticipé dès leur conception. De ce fait, les films produits par ARMOR sont garantis 100% revalorisables. Le processus de revalorisation thermique CSR (Combustible Solide de Récupération) qui a été choisi par le groupe est plus vertueux que tous les autres processus d’incinération. Il consiste à substituer une énergie fossile par le pouvoir calorifique récupéré par les films lors de leur combustion. Et ce n’est pas tout puisque cette technique intègre également la revalorisation des cendres.

Temps de retour énergétique de l’OPV

Le temps de retour énergétique correspond au ratio entre l’énergie totale consommée au cours de sa fabrication, de son transport, de son installation, de son recyclage et l’énergie produite annuellement. Des études indépendantes ont été menées sur l’Energy Payback Time (EPBT) de certaines applications intégrant les films organiques ASCA®. Elles démontrent dans des contextes donnés que le film photovoltaïque OPV a un retour énergétique environ 10 fois plus court que d’autres technologies silicium. Ce résultat n’est pas si surprenant étant donné les économies de matières premières et d’énergie réalisées dès les premières étapes de sa fabrication. Tout compte fait, l’OPV est bel et bien une énergie qui respecte le plus possible l’environnement tout au long de sa durée de vie.

Parole d’expert – Annabelle Guillet, Directrice RSE d’ARMOR

Quels sont les défis énergétiques majeurs des industriels selon vous ?

Parmi les défis sociétaux qui attentent les industriels et les entreprises tertiaires figurent : réduire l’empreinte carbone de leurs activités, réduire leur consommation d’énergie et développer l’autonomie énergétique. Les acteurs du territoire et du secteur de la construction et de l’habitat ont quant à eux la mission de développer les énergies renouvelables et réduire l’impact carbone de l’habitat – qui représentait 22% des émissions de gaz à effet de serre en 2018 en France. Pour cela, les matériaux permettant de réduire l’impact carbone des nouveaux logements et bâtiments doivent être privilégiés. D’autres défis associés au développement des énergies renouvelables nous attendent, comme la question du partage de l’énergie au travers des smart grids. Il va aussi falloir adapter nos usages et nos modes de consommations à ces nouvelles énergies seulement disponibles par intermittence.

Quels rôles vont jouer les énergies solaires dans l’atteinte de ces objectifs selon vous ?

Les énergies solaires sont en plein boom et tous les acteurs en place ont bien compris l’importance de miser dorénavant sur cette énergie d’avenir pour préserver la planète. De plus en plus d’applications sont d’ailleurs l’objet de projets d’expérimentations photovoltaïques et d’investissements à grande échelle pour améliorer l’efficience énergétique des villes et des bâtiments dans tous les secteurs économiques. De plus, la réglementation environnementale (RE2020) imposera bientôt en France de réaliser des projets de construction à énergie passive ou positive (E+) et de garantir que ces constructions aient un impact carbone réduit (C-). Cette volonté est d’ailleurs partagée au-delà des frontières de l’hexagone. L’énergie solaire s’impose de plus en plus comme une source d’économie et de production d’énergie idéale ! Je pense que cette prise de conscience environnementale est une belle opportunité de considérer l’énergie autrement que comme une dépense pure et simple mais dorénavant comme un levier d’innovation et de gains aussi bien énergétiques que financiers.

Quelles sont les challenges à relever pour que les films OPV fleurissent dans le paysage des énergies solaires, actuellement dominé par les panneaux solaires ?

Tous les laboratoires de recherche à travers le monde développent depuis quelques années de nouvelles technologies photovoltaïques toujours plus performantes et ingénieuses. Ces innovations vont faciliter l’accès à cette énergie verte et accélérer son déploiement dans de nombreuses applications et divers matériaux. Cette nouvelle technologie est en effet très différenciante aussi bien sur le plan technique que sur le plan environnemental. De belles perspectives se présentent pour l’OPV ces prochaines années. Les perspectives d’amélioration du rendement énergétique et la conviction des industriels dans le potentiel de cette technologie constituent des indices de confiance évidents. Le groupe ARMOR a fait le choix d’investir dès 2010 dans le développement de cette technologie disruptive car ses atouts environnementaux sont totalement cohérents avec la politique d’innovation sociétale au cœur de notre stratégie.

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